L'équipe

Simon Harel (directeur)

Simon Harel est professeur titulaire au Département de littératures et de langues du monde de l’Université de Montréal. Il dirige le Laboratoire sur les récits du soi mobile (LRSM), lieu de convergence médiatique et culturel où les chercheurs et partenaires travaillent avec des outils de captation audiovisuels pour cerner les réalités et les enjeux de l’espace. Il est codirecteur du Centre de recherche des études littéraires et culturelles sur la planétarité (Université de Montréal) et coresponsable du Catalyseur d’imaginaires urbain (CIU), une cité de recherche-création composée de  conteneurs, à la suite de la tenue d’un concours d’architecture. À l’orée du développement du Campus MIL de l’Université de Montréal, cette infrastructure de recherche-création a pour fonction de rassembler les prises de paroles citoyennes (performances publiques, récits de vie) par le biais d’une approche multimédiatique. Il s’agit de donner à voir la mobilité du sujet urbain et l’utilisation qu’il fait du patrimoine physique et symbolique de la ville. Depuis quelques années, Harel propose des essais-fictions qui font place à la subjectivité du chercheur, dans une réflexion mettant en cause les lieux communs de l’identité. Auteur d’une quarantaine d’essais, fiction et volumes collectifs, Simon Harel publie cet automne Foutue charte. Journal de mauvaise humeur (Varia), Place à la littérature des Premières Nations (Mémoire d’encrier) ainsi que Été 1965. Fictions du hobo  (Nota bene) à l’hiver 2017..

Richard A. Camus (coordonnateur)

Richard A. Camus est le coordonnateur du LRSM. Étudiant de premier cycle en littérature comparée, son goût pour l’entraide authentique, les relations humaines et les ambitions sociales et politiques du véganisme constitue le principe de son existence encourageant l’équité ainsi que l’égalité. Il entame sa vie professionnelle avec le refus catégorique de s’associer au comportement grégaire de la société. Il prône plutôt un milieu urbain s’appuyant sur l’être humain qui, grâce à une prise de conscience individuelle qui permet l’acquisition de certaines valeurs qui mettent de l’avant la construction au lieu de la destruction, consente à la solidarité envers le vivant.

De plus, il croit qu’une existence qui permet au vivant, toutes espèces confondues, de vivre de manière harmonieuse est une bonne façon pour protéger l’écosystème urbain et l’environnement d’une planète fortement menacée. La coexistence de l’espèce humaine et de l’espèce animale est au coeur même du conflit homme-animal auquel il tente de répondre.

Marie-Eve Bradette

Marie-Eve Bradette est doctorante en littérature comparée au département de littératures et langues du monde de l’Université de Montréal. Sa thèse porte sur l’imaginaire et le désir de la langue autochtone dans les littératures des Premières Nations du Québec et du Canada. Elle a prononcé de nombreuses communications et écrit des articles au sujet des écritures plurilingues et des poétiques de la traduction, notamment au sujet de l’oeuvre d’Antonin Artaud. Plus récemment, elle a co-organisé le colloque « Je suis île/ I am Turtle »: Quelles places pour les représentations culturelles et identitaires autochtones dans l’espace urbain? », elle est également co-commissaire de l’exposition d’art autochtone actuel « Je suis île/I am Turtle ».

Rosie Lanoue Deslandes

Rosie Lanoue Deslandes a migré à Montréal à la suite d’une formation en études littéraires et culturelles et en arts visuels à l’Université de Sherbrooke. Achevé au printemps 2017, son mémoire de maîtrise en littérature comparée à l’Université de Montréal a pour titre : « On n’entend que ce qu’on écoute : l’expérience sonore et musicale chez Henri Michaux, entre écriture et improvisation ». En hommage à ce Michaux et créée à l’écoute des sons des Rêves errants, l’encre Rêves meidosems (2017) est son œuvre la plus récente. Entre la littérature, la musique et les arts visuels, elle trouve, suspend, cherchera encore son « équilibre impondérable ».

Dans le cadre des activités du LRSM, elle a notamment coréalisé l’émission La contre-culture en panorama, a été coresponsable de la Résidence d’artistes mobile (RAM) 2016 au Catalyseur d’imaginaires urbains, a oeuvré au sein de l’équipe du Catalyseur 2017 et a assuré la mise en ligne de l’ensemble des contenus du LRSM.

Cynthia Noury

Cynthia Noury détient une formation en communication et en journalisme qui l’a amenée à collaborer à plusieurs médias canadiens et irlandais. Elle poursuit un doctorat en communication recherche-création à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Ses champs de recherche et d’expérimentation incluent l’élaboration de pratiques d’entrevue médiatiques performatives et participatives, les pratiques relationnelles et contextuelles et la création radiophonique. Elle prend également part à une cartographie (en cours) des diverses approches de la recherche-création et s’intéresse à leurs implications du point de vue de l’éthique et de la conduite responsable en recherche.

Mathieu Li-Goyette

Doctorant en littérature comparée à l’Université de Montréal, Mathieu Li-Goyette est rédacteur en chef de la revue en ligne Panorama-cinéma ainsi que chroniqueur BD à l’émission Pop-en-stock sur les ondes de CHOQ.ca. Il s’intéresse aux cinématographies est-asiatiques, aux relations entre Histoire et cinéma, à l’intermédialité ainsi qu’aux approches théoriques de l’art séquentiel. Il a dirigé L’humanisme d’après-guerre japonais (2010) et Nikkatsu : 100 ans de rébellion (2012). Autrefois pigiste, il a été responsable du blogue Télévision chez MSN.ca, rédacteur de contenu pour Espresso Communication et ses articles ont été publiés dans les revues Hors Champ, Pop-en-stock et Sentinelle. Vice-président de l’Association québécoise des critiques de cinéma et membre du conseil d’administration de la revue Planches, il a aussi siégé sur le conseil artistique du Cinéma parallèle. À l’UdeM, il est chargé de cours au Centre d’études de l’Asie de l’Est, chargé de projet au Laboratoire sur les récits du soi mobile et vient d’entreprendre une thèse où il tente de développer une conception ontologique du désir et du rythme dans la bande dessinée.

Adina Blanariu

Adina Blanariu Vuković est doctorante en littérature (option études littéraires et intermédiales) au Département de Littératures et de Langues du Monde de l’Université de Montréal. Elle détient un doctorat ès lettres de l’Université « Al. I. Cuza » de Jassy (Roumanie) avec une thèse sur le rapport entre texte et représentation scénique dans le théâtre de Fernando Arrabal. Elle a fait des études de maîtrise en études cinématographiques (option recherche-création) au Département d’histoire de l’art et d’études cinématographiques de l’Université de Montréal, et en philologie à la Faculté des Lettres de l’Université « Al. I. Cuza » de Jassy. Elle a publié des articles scientifiques, parmi lesquels “Intertextuality as Semio-Aesthetic Interaction: Guernica, from Picasso to Arrabal” (Perspectives on Interaction, Cambridge Scholars Publishing, 2013). En tant que réalisatrice et productrice, elle a signé plusieurs émissions de télévision et films documentaires. Actuellement, elle poursuit sa recherche doctorale sur l’espace-temps et le rapport au médium.

Daniel Milazzo

Né à Rio de Janeiro, Daniel Milazzo a reçu en cadeau le souffle de la brise. Ses souvenirs d’enfance évoquent une plage de Copacabana qui n’existe plus : sa grand-mère maternelle fascinée et (très) apeurée par la mer ; le pas accéléré (impossible à suivre) de son grand-père paternel ; les mots méconnaissables, entendus ici et là des touristes étrangers qui marchaient tous azimuts. Il s’amusait à imaginer les sens des sons inconnus et à identifier des drapeaux devant le Copacabana Palace. Cela a galvanisé sa curiosité et son désir d’élargir son monde. Voilà peut-être ce qui l’a poussé vers le journalisme plusieurs années plus tard. Diplômé de l’Universidade de São Paulo, dans sa carrière professionnelle, il a navigué un peu partout. Au web (Terra, UOL) et à la télé (Sportv), il a couvert la politique, l’économie, les sports, les faits divers, un peu les arts. L’arrivée à Montréal en décembre 2014 lui ouvre d’autres perspectives. En 2017, il conclut sa maîtrise en littérature comparée à l’Université de Montréal, en se penchant sur la représentation du temps dans un corpus latino-américain. Cette année-là, il entame un doctorat, également à l’UdeM, où il se dédiera à réfléchir sur les mécanismes par lesquels la littérature articule le rapport humain à l’éternité.

Frédéric Dallaire Tremblay

Frédéric Dallaire est chargé de cours à l’Université de Montréal. Il a réalisé un projet de recherche-création postdoctoral sur les pratiques collectives d’écoute (UQAM). Auteur d’une thèse sur la pensée et la pratique du mixage sonore (UdeM\Paris X), il a enseigné la pratique du son et de la vidéo, le cinéma expérimental et la philosophie du cinéma. Membre du laboratoire de recherche-création « La création sonore : cinéma, arts médiatiques, arts du son », il réalise des vidéogrammes, des essais sonores et des projets musicaux, dont Dynamique de la pénombre (2012) et Le souffle court (2017).